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Savot (L.)
Discours sur les médalles antiques...
Paris : S. Cramoisy, 1627
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Page
de garde | Epître
| Privilège
| Table
des chapitres |
| Première
partie |
En
laquelle il est traicté si les médalles antiques estoient
monnoyes |
| Chapitre
I |
Raisons
et authoritez qui preuvent et monstrent de temps en temps que les
médalles estoient monnoyes, contre l'opinion d'Erizo ; qu'il
y en a néantmoins quelques-unes d'exceptées. Pourquoy
l'effigie des souverains estoit gravée dans la monnoye |
| Chapitre
II |
Quelques
objections contre les authoritez susdites : deux d'Erizo et les autres
de l'autheur mesmes, ausquelles il satisfera aux chapitres suivans.
Que les Républiques et les princes avoient anciennement non
seulement de l'or et de l'argent en monnoye dans leurs thrésors,
mais aussi en lingots et masses. Que Bulengerus n'a pas bien entendu
ce que c'estoit massa veternensis dans Ammian Marcellin |
| Chapitre
III |
Que
c'estoit un plus grand honneur aux princes d'avoir leurs images dans
la monnoye qu'en aucun autre sujet. Que ce pouvoir n'appartenoit qu'aux
souverains. Que c'estoit une marque mesme du suprême degré
de souveraineté de l'avoir en la monnoye d'or, du second de
l'avoir en celle d'argent, et du dernier en celle de cuivre, de billon
ou monnoye noire. Que mesme cet honneur, comme très grand et
souverain, a esté rendu aux images de Jésus-Christ et
de ses saincts ; tout ce que dessus prouvé par beaucoup d'histoires
et d'exemples remarquables |
| Chapitre
IV |
Que
les Anciens ne se sont pas servis de ces mots : numisma, nummus, moneta
et pecunia pour signifier une image ayant sa forme pareille à
celle des pièces de monnoye, comme le veut Erizo, faute de
mots propres pour exprimer telles figures, veu qu'ils avoient les
mots imago, signum, sigillum, clypeus ou clypeum, les Grecs ,
et sur les derniers temps thorax, thoracida et lavratum ou labratum |
| Chapitre
V |
Response
aux seconds moyens d'Erizo, par lesquels il ne se peut persuader que
les médalles ayent peu servir de monnoye en ce qu'elles ont
trop de relief, trop grande inégalité en leurs poids
et en leur loy et qu'elles sont trop élabourées et bien
faites |
| Chapitre
VI |
Response
au troisiesme et dernier moyen d'Erizo, par lequel il veut qu'on croye
que les grandes médalles de cuivre n'ont peu servir de monnoye |
| Chapitre
VII |
Response
aux cinq objections suppleées [sic] par l'autheur, pour donner
plus de force et d'appuy aux raisons d'Erizo |
| Chapitre
VIII |
Qu'il
y a eu quelques médalles qui n'estoient point monnoyes : qu'elles
pouvoient-elles estre. De l'affection que les hommes ont eu de tout
temps aux figures et pièces antiques. Des médalles appellées
sigillaria, des médallons et pièces de largesses antiques
; comment ce sont faites ces largesses en divers temps, et de quelques
vilaines médalles qui n'ont peu servir de monnoye |
| Seconde
partie |
De
la matière des médalles antiques |
| Chapitre
I |
De
la matière des médalles et monnoyes antiques ; qu'elle
a esté de deux sortes, sçavoir ordinaire et extraordinaire.
Que les Romains ont peu avoir autresfois de la monnoye de plomb ;
qu'elle estoit ceste monnoye de plomb ; l'opinion du sieur de Saumaise
non suivie par l'autheur, et pourquoy. Que Bulengerus s'est aussi
équivoqué sur le subjet de quelques médalles
antiques |
| Chapitre
II |
Quel
a esté le plomb et l'estain des Anciens ; qu'ils avoient de
deux sortes de plomb ; quel a esté leur vray estain ; lieu
de Pline fort malaisé touchant ce vray estain ; discours un
peu étendu pour l'explication du passage susdit. Comment les
métaux sont séparez et préparez. Que c'est que
scoria, helcysma, encauma, molybdena et molybdoides ; que Rullandus
a erré en expliquant ce que c'estoit que molybdena et molybdoides.
Que les Anciens n'ont point fait battre de monnoyes de ce vray estain,
et pourquoy |
| Chapitre
III |
De
l'estain faux des Anciens ; qu'ils en ont eu de trois sortes ; que
les deux dernières sortes estoient propres à la soudure
; lieu de Pline très malaisé touchant le fait de ceste
soudure. Raison pour laquelle le plomb ne se peut souder sans estain
ny l'estain sans plomb suivant ce passage de Pline. La composition
de la soudure de l'or, de l'argent et du cuivre. Que le plomb néantmoins
se peut souder avec le plomb seul. De quel estain et plomb les Anciens
pouvoient faire battre de la monnoye |
| Chapitre
IV |
Quoyque
nous ayons aujourd'huy trois sortes d'estain, aussi bien que du temps
de Pline, néantmoins qu'elles diffèrent de celles des
Anciens. De la nature et composition des trois espèces d'estain
que nous avons à présent. Ce qui rend les métaux
plus sonnans. L'opinion d'Aubertus touchant l'estain de glace. Que
dans les médalles de cuivre qui se trouvent depuis Septimius
Severus il y a du plomb ou de l'estain. Pourquoy le plomb n'est pas
propre en l'alliage des monnoyes, et que depuis Septimius Severus
on ne trouve que peu ou point du tout de médalles de cuivre
corinthien |
| Chapitre
V |
Que
les Anciens se sont servy quelques fois pour leurs monnoyes d'autres
matières que de celles de toutes sortes de métaux. Que
les lupins n'ont jamais esté employez pour matière de
monnoye, contre l'opinion de Muret, de Turnebe, de Lambin et de Hotoman.
Que les authoritez tirées de Plaute, du Code et d'Horace ne
font rien pour eux. L'explication des trois susdits passages contre
leur opinion. Qu'il y a différence entre les ers ou orobes
et les lupins. Que quoyqu'il y y ayt bien de la différence
entre les ers ou orobes et la graine de vesces, néantmoins
qu'on prend par un[e] erreur notable la dernière pour les orobes.
En quelq temps on s'est servy aux monnoyes de matières extraordinaires. |
| Chapitre
VI |
De
la matière ordinaire des médalles ou monnoyes antiques.
Qu'il est besoin avant que d'entrer sur le particulier de ce subject
d'expliquer les termes de caract et denier dont on se sert pour déclarer
les degrez du fin qui sont en l'or et de la loy en l'argent. Comment
on s'en sert tant en France qu'en quelques autres provinces. Mesconte
de du Moulin sur ce subject. De l'origine du mot caract ; que sous
le Bas-Empire la pluspart des tributs et des peines pécuniaires
se payoit en or, au contraire de ce qui se pratiquoit au Haut-Empire |
| Chapitre
VII |
Des
trois matières ordinaires des médalles et monnoyes antiques,
sçavoir de l'or, de l'argent et du cuivre ; s'ils se trouvent
tout purs et fins dans leurs mines ou bien s'ils en sont séparez
par art. Pour mieux discerner les vrayes médalles antiques
d'avec les faulses, qu'il faudra déclarer premièrement
trois choses : la première, de quelle façon on sépare
aujourd'huy ces trois métaux ; la seconde, si les Anciens avoient
l'art de les séparer et si c'estoit par le mesme moyen que
nous y tenons ; et la troisiesme, jusques à quel titre et degré
de fin on peut réduire et amener ces trois métaux. Trois
moyens de séparer l'or d'avec l'argent : par l'eau de départ,
par le ciment royal et par l'antimoine. Comment l'or se sépare
d'avec l'argent par le moyen de l'eau-forte. Que ceste invention ne
commença que du règne du roy François premier.
Que le vitriol ne change le fer en cuivre, contre l'opinion de Libanius
et des alchymistes |
| Chapitre
VIII |
Comment
on affine l'or avec le ciment royal et l'antimoine. Comment on retire
par après l'argent et le cuivre du ciment et de l'antimoine.
Comment on sépare quelques fois les métaux, mais principalement
l'or, par le moyen de l'argent vif. Que ceste opération estoit
cognue des Anciens aussi bien que de nous, quoyque nous la practiquions
mieux qu'eux. Que la couleur de l'or après qu'il a esté
affiné dépend beaucoup des métaux avec lesquels
il estoit allié et meslé auparavant |
| Chapitre
IX |
Que
les Anciens sçavoient affiner la'rgent avec le plomb, comme
nous. Qu'ils ne sçavoient pas séparer l'argent d'avec
l'or sans perte. De l'electrum des Anciens et comment il estoit composé.
Pourquoy les médalles antiques ordinaires ne se trouvent point
d'autre matière que d'or, d'argent et de cuivre. Que les Anciens
ne sçavoient pas aussi séparer le cuivre d'avec l'or
sans perdre le cuivre. Que c'estoit que leur obryzum. Pourquoy s'ils
ne sçavoient pas séparer l'or d'avec l'argent leurs
médalles d'or sont presque toutes d'or fin. Les grandes vertus
qu'ils attribuoient à leur electrum. Qu'il y a eu des médalles
de cet electrum |
| Chapitre
X |
Si
l'or et l'argent se peuvent affiner parfaitement ; l'opinion de Budée
fort incertaine et variable sur ce subjet. Que c'est que remède
de loy en termes de monnoye. Que Garaut s'est abusé, croyant
que l'argent de cendrée fust le plus fin argent. Que c'est
qu'argent de cendrée, de coupelle et de grenaille |
| Chapitre
XI |
Que
l'argent de grenaille est celuy que les Latins appellent argentum
pustulatum, et pourquoy. Contrariétez d'opinions sur la question
précédente. Si l'or et l'argent peuvent estre affinez
parfaitement. Qu'il est impossible de purifier et affiner l'or et
l'argent entièrement et pourquoy. Que quoy qu'on preuve par
discours ceste impossibilité, qu'elle ne peut néantmoins
estre cognue par une expérience palpable |
| Chapitre
XII |
Que
les médalles et monnoyes antiques ont esté pour la pluspart
battues sur le fin, mesme celles de nos premiers roys. Des médalles
d'Alexandre Sévère qui ont esté de bas or et
de bas argent. Qu'il a pris le titre de RESTITVTOR MONETÆ quoyqu'il
ait le premier grandement affoibly les monnoyes, et pour quelle raison.
Pourquoy les médalles fourrées se sont conservées.
Que les médalles ont tousjours diminué en bonté
intérieure jusques au temps d'Aurélian ou de Dioclétian.
Que les pièces fourrées n'ont point de son, qui est
un moyen pour les recognoistre telles. Que les pièces fourrées
se recognoissent aussi estre telles par le tresbuchet, et pourquoy |
| Chapitre
XIII |
Que
l'or et l'argent donnent leurs noms aux métaux avec lesquels
ils sont alliez, quoyqu'ils y soient en beaucoup moindre quantité.
Que le cuivre n'est pas de la sorte. Première division du cuivre
faite par les Anciens. Que c'est que æs regulare et caldarium.
Contrariété du cuivre à la soudure du fer. Seconde
division du cuivre faite par les Anciens. Que c'est que cadmia, combien
il y en a de sortes. Distinction fort exacte et fort nette de toutes
les espèces de cadmia, néantmoins fort embrouillée
dans les autheurs tant anciens que modernes. Que c'est que la tuthie
d'aujourd'huy ; qu'elle n'est pas la pompholix des Anciens, contre
l'opinion des médecins arabes et de tous les modernes. Que
la pompholix ne se trouve plus dans les boutiques. Grande ignorance
des Arabes. Erreur de Gorræus |
| Chapitre
XIV |
Qu'on
ne se sert à présent en médecine de toutes les
cadmies des Anciens, que de la pierre calaminaire et de la tuthie
alexandrine. Que ceste tuthie n'est pas la pompholix. Recommandation
de la pompholix en l'usage de la médecine. Comment se faisoit
la pompholix anciennement. La différence du spodium des Anciens
d'avec celuy d'aujourd'huy. Que la tuthie des fondeurs doit estre
prise pour la pompholix. Que c'est que speautre ou calaem. Que le
speautre peut estre le pseudargyrum de Strabon. Que l'orichalchum
des Anciens pouvoit estre composé du speautre et du cuivre |
| Chapitre
XV |
Du
cuivre jaune : qu'il est naturel ou artificiel ; que le naturel se
trouve peu ou point du tout, que l'artificiel se fait en plusieurs
façons, et premièrement avec la pierre calaminaire.
Que ceste calamine est le crocus metallorum de Rulandus, contre Quercetanus
et les alchymistes. Autre façon de cuivre jaune avec la tuthie.
Erreur de Libanius. Autre moyen de jaunir le cuivre avec l'estain.
Comment l'estain peut donner une couleur jaune au cuivre, et pourquoy |
| Chapitre
XVI |
Erreur
d'Agricola touchant le pseudargyrus de Strabon. La rareté de
l'orichalcum ancien. Que le Pancirle s'est abusé sur la diversité
de l'aurichalcum. Que le précieux orichalcum pouvoit estre
fait du speautre et du cuivre, et pourquoy. Que c'est que
dans l'Apocalypse. Que le mot aurichalcum se peut escrire avec la
diphtongue 'au', et pour quelle raison. Que le fer, tant de fonte
que de forge, se peut fondre, mesme plus d'une fois, contre l'opinion
de Scaliger. Du cuivre blanc : qu'il est ou naturel ou artificiel
; diverses façons de faire l'artificiel. Comment le talc de
Venise se peut mettre facilement et promptement en poudre très
subtile. Que les Anciens ont eu un orichalcum blanc. Pourquoy les
alchymistes ont esté ainsi appellez |
| Chapitre
XVII |
Du
cuivre corinthien : trois sortes de cuivre corinthien ; qu'il ne s'en
faisoit plus du temps de Pline. Que nous n'avons point de médalles
de cuivre corinthien. Quel est le cuivre qu'on appelle corinthien
ès médalles. De quel cuivre estoient les grandes, moyennes
et petites médalles du temps de Pline. Qu'il y a des calamines
qui donnent plus belle teinture au cuivre les unes que les autres.
Que tout cuivre ne se peut pas dorer. Quel cuivre se peut dorer. Que
c'est que mitraille, qu'elle estoit en usage du temps de Pline. Que
tout cuivre propre à dorer a esté à la parfin
appellé cuivre corinthien. Quel est le cuivre que Pline appelle
hepatizon ; erreur de Cesalpinus sur ce sujet. Que c'est que potin
; qu'il a esté cogneu de Pline. Que la pluspart des médalles
depuis Alexandre Sévère sont de potin. Quels estoient
les cuivres que Pline appelle coronarium et pyropum. Comment on donne
aujourd'huy la couleur d'or au latton ou airain. Du cuivre ou matière
dont sont faites les cloches et les canons |
| Troisième
partie |
Du
poids et prix antiques des médalles |
| Chapitre
I |
Par
quelles voyes on peut parvenir à la cognoissance des poids
antiques ; qu'on y parvient principalement par celuy de certains fruicts
et semences, par celuy des médalles et monnoyes antiques, par
les poids antiques qui nous restent et par la juste grandeur du pied
antique. Que c'est que siliqua et
; quelle différence il y a entre ces deux mots. Erreurs de
Gorræus, de Bruerinus, de beaucoup de théologiens et
de Joseph Scaliger sur la signification de ces deux mots. Que Joseph
Scaliger s'est le plus trompé de tous en ce subjet. Que cerates
et ceraces ne sont qu'une mesme chose. Quelle différence il
y a entre le mot silica escrit par la lettre 'c' et le mot siliqua
escrit par les lettres 'qu' |
| Chapitre
II |
Que
le mot siliqua, quand il est pris pour un poids, se prend pour divers
poids en divers autheurs. Lequel des grains est préférable
pour les poids de médecine, celuy de froment ou d'orge. Que
les grains, tant de froment que d'orge, diffèrent en poids
suivant la différence des pays, terroirs et saisons qui les
produisent, mesme selon les temps, et les divers accidens ausquels
ils sont subjets. Que Vilalpandus a abusé de la signification
du mot frumentum. La différence du poids de la mesure du froment
romain à celuy du froment de la Palestine. La différence
encore du poids du froment et de l'orge romain en une mesme mesure,
selon Vilalpandus. Erreur de Sylvius. Que les poids ciches blancs
diffèrent en pesanteur d'avec les rouges |
| Chapitre
III |
Erreur
de Fernel sur le poids du grain. Erreur de Budée, de Porcius,
d'Alciat, de Stanislaus, de Covarruvias, de Mariana, de Vilalpandus
et d'Alcazar sur le poids de l'once. La cause de l'erreur de Budée
et de plusieurs autres. Que le denier romain a esté de différent
poids en divers temps ; qu'il n'y en avoit que sept en l'once antique,
au moins depuis les derniers temps de la République jusques
à celuy de Néron, et que depuis Néron on en comptoit
huict en la mesme once |
| Chapitre
IV |
Qu'on
ne peut s'asseurer au vray du poids de la livre antique par les poids
antiques qu'on a aujourd'huy, mais bien par les monnoyes et le pied
antiques. Que les Anciens ont fait battre leurs monnoyes sur le fin,
lorsque leurs Estats ont esté au plus haut point de leur grandeur.
Que la foible monnoye est la marque de la foiblesse d'un Estat. Qu'il
est plus expédient que les monnoyes soient battues sur le fin
qu'autrement, et pourquoy. Que c'estoit anciennement la marque de
souveraineté suprême que de pouvoir battre de la monnoye
sur le fin, principalement en or, et pourquoy. L'origine des pieds-forts. |
| Chapitre
V |
Raisons
pour lesquelles il est plus expédient que les monnoyes soient
battues sur le fin qu'autrement. Pourquoy les Anciens donnoient un
grand relief à leurs monnoyes. Qu'il est plus expédient
d'avoir du billon de cuivre que d'argent. Que le cuivre doit estre
employé à part aux monnoyes, et pourquoy |
| Chapitre
VI |
La
cause de l'affoiblissement des monnoyes en France. La cause de la
fabrication des pièces de vingt, de dix, de cinq, de seize
et de huict sols. Que les Anciens ne prenoient aucune traite sur leurs
monnoyes, et pourquoy |
| Chapitre
VII |
Que
la proportion de l'or à l'argent a esté autresfois comme
1 à 15. L'explication d'un lieu de Pline très mal aisé
touchant ceste proportion. Que les Romains ont eu autresfois des sesterces
d'argent de différents poids. Que le premier sesterce, dont
Pline fait mention en ce lieu, estoit de pareil poids que le dernier
miliarisium. Que le denier antique d'argent a esté de divers
poids en divers temps. Du victoriat ancien. Que l'or a vallu en France
autrefois seize fois plus que l'argent |
| Chapitre
VIII |
De
quelles façons le lieu précédent de Pline a esté
interprété par divers autheurs. L'interprétation
de Portius fort esloignée du sens de Pline, comme aussi celle
de Hotoman, du Pancirole et de Vilalpandus. Que Joseph Scaliger s'est
le plus abusé de tous |
| Chapitre
IX |
Que
le denier d'argent a esté d'ordinaire de sept et de huict en
l'once. Que les Grecs se sont servy du nom de la dragme pour signifier
le denier romain, et les Romains de celuy de leur denier pour signifier
la dragme des Grecs. En quel temps le denier a esté de sept
et de huict en l'once. Que l'aureus estoit estimé 25 deniers
; lieu de Martial à ce propos |
| Chapitre
X |
Suite
de l'interprétation du texte susdit de Pline : que l'aureus
n'a pas esté tousjours, ny mesme du temps des premiers empereurs,
du poids de deux dragmes. Pourquoy le stater d'or valloit vingt dragmes
d'argent. Qu'encore que l'aureus vallut vingt-cinq deniers d'argent,
néantmoins que la proportion de l'or à l'argent ne pouvoit
estre que comme 1 à 12 pour le plus. Pourquoy le Pancirole,
entre autres, a creu que l'aureus estoit du poids de deux dragmes.
Que Hotoman s'est le plus abusé en ce subjet. Que Scaliger
s'est le plus trompé de tous sur l'explication des dernières
paroles du susdit passage de Pline |
| Chapitre
XI |
Que
la proportion de l'or à l'argent estoit environ douziesme du
temps de Pline. Que ceste proportion douziesme a eu un grand cours
; qu'elle a esté aussi treiziesme, dixiesme et un peu moins
que huictiesme. Quel estoit l'or que Jule César apporta des
Gaules à Rome |
| Chapitre
XII |
Que
la proportion de l'or à l'argent a esté encore plus
grande du temps du Bas-Empire. Excuse de l'autheur s'il ne suit quelques
fois les opinions de deux grands personnages de ce temps. Comparaison
tirée des plus habiles médecins, lesquels, ne se donnant
pas le loisir pour estre trop employez de bien considérer leurs
malades, faillent quelques fois. De quels noms sont appellez tels
médecins en divers autheurs |
| Chapitre
XIII |
Explication
d'un texte tiré des gloses nomiques ; que ce texte nous apprend
les proportions qui estoient entre l'or, l'argent et le cuivre, le
poids du denier, des deux miliaresions, du follis de cuivre et du
sol d'or. Pourquoy deux grands hommes de ce temps n'ont peu croire
que le denier d'argent vallut justement quinze onces de cuivre ; que
l'un d'eux s'est abusé d'avoir creu que l'as ou assarion du
temps des premiers empereurs ne pesoit que deux dragmes ; qu'il s'est
abusé aussi pour n'avoir creu que la proportion de l'argent
au cuivre fut comme 1 à 120 |
| Chapitre
XIV |
Que
l'un de ces deux grands personnages s'est trompé d'avoir pris
en ce passage le denier pour un poids de quinze onces et non pas pour
une pièce de monnoye. Que le quart de l'assarion n'estoit pas
le chalchus de Pline ou la soixantiesme partie du poids d'un denier
; que le mesme quart n'estoit pas la plus petite monnoye de cuivre
des Anciens |
| Chapitre
XV |
Que
le denier, au passage susdit, est pris pour celuy dont il y en avoit
huict en l'once. La valeur et différence des deux miliaresions.
Combien vallent les neufs nummus au passage susdit. La proportion
de l'un des miliaresions à l'autre. Que l'un des susdits grands
personnages a esté défectueux en l'explication de ceste
proportion |
| Chapitre
XVI |
Que
les deux susdits grands personnages se sont trompez d'avoir pensé
que le nummus, en cet endroit, fust une fort[e] petite pièce
de monnoye ; que ce nummus estoit de cuivre, du poids d'une once.
Le poids des deux miliaresions. La proportion de l'or au cuivre. Que
ce nummus estoit le follis de cuivre, et le follis du poids d'une
once |
| Chapitre
XVII |
Le
poids du sol d'or au passage susdit, comme aussi depuis le temps du
grand Constantin. Que la proportion de l'or à l'argent estoit
comme 1 à 14 2/5 justement. Combien de belles choses on apprend
du passage susdit. Que celuy-là s'est trompé qui a estimé
qu'on ne pouvoit trouver asseurément par ledit texte le poids
ny le prix des miliaresions, ny leur proportion au sol d'or ou à
ses parties, ny que personne, à son advis, l'en pouvoit tirer
asseurément. Excuse pour cet autheur en ce subjet. Qu'il s'est
aussi trompé de croire que l'aureus des premiers empereurs
n'estoit que du poids de deux dragmes. Faute à corriger en
la loy 119 du 12e livre du Code théodosien, tiltre De pond.
& auri inl. Qu'il n'a rencontré la juste proportion de
l'or à l'argent, qu'il s'est aussi abusé au poids des
miliaresions pour revenir à celuy de la livre |
| Chapitre
XVIII |
Qu'il
semble à l'autheur que l'opinion touchant les leptons de sainct
Marc et de sainct Luc, en ce qu'elle prend lesdits deux leptons pour
deux deniers d'argent, soit préférable à celle
qui ne les prend que pour deux fort viles et fort petites pièces
de monnoye de cuivre du poids de la huictiesme partie d'une obole.
Que Joseph Scaliger s'est le plus mesconté sur le sens de quelques
paroles du texte susdit tiré des gloses nomiques. Que
est un mot Grec qui signifie le mesme que  |
| Chapitre
XIX |
Diverses
proportions de l'or à l'argent en divers temps, celles d'aujourd'huy.
La cause de ceste diversité et de l'augmentation du prix de
l'argent. Par quel moyen nos roys ont autrefois remédié
à ce dérèglement. Ordonnance du roy Louys XII
remarquable pour ce subjet. Que l'or duquel les orfèvres travailloient
du temps du roy Louys XII estoit tel que l'electrum de Pline |
| Chapitre
XX |
Qu'il
est mal aisé de sçavoir précisément en
tout temps le prix du cuivre et sa proportion à l'argent, principalement
du temps de la République et des premiers empereurs, et pourquoy.
Le prix du cuivre du temps de Pline. Que le denier d'argent a vallu
autresfois non seulement dix et seize mais aussi douze asses |
| Chapitre
XXI |
Que
c'est que remède de poids, remède sur le fort et remède
sur le foible, en termes de monnoye. De combien de pièces doit
estre la taille des escus, des pièces de vingt, de dix, de
cinq, de seize, de huict sols, comme aussi des sols et des doubles |
| Chapitre
XXII |
Quels
Anciens ont encore esté moins exactes [sic] au poids des monnoyes
de cuivre que nous, et pourquoy. Qu'il faut rechercher la justesse
du poids aux monnoyes antiques, en celles d'or principalement. Pourquoy
les monnoyes de bas argent doivent estre tenues plus fortes de poids
que les autres. Qu'on donnoit le remède de poids sur le fort
aux monnoyes antiques, et pourquoy. Le poids des réales d'Espagne.
Qu'il ne faut pas comprendre le tresbuchant de chaque pièce
pour ayder à trouver le poids de la livre. Que les monnoyes
antiques avoit cours, quoy qu'elles fussent trop foibles de poids,
pourquoy et comment. Pourquoy les monnoyes antiques estoient de grand
relief |
| Chapitre
XXIII |
Qu'il
appert par le poids des médalles, principalement de celles
d'argent et d'or, que la livre romaine antique estoit du poids de
dix onces et demie de nostre poids ; qu'elle n'a peu estre, selon
l'opinion de Vilalpandus, du poids de celle d'aujourd'huy |
| Chapitre
XXIV |
Que
les Romains n'ont point fait battre de grandes monnoyes d'or, que
leur aureus a diminué de poids de temps en temps, et pourquoy.
Qu'on trouve des semisses auparavant Alexandre Sévère |
| Chapitre
XXV |
Que
les monnoyes de billon ne sont propres pour y trouver un poids exact.
Que Galien ne prend pas deux oboles pour le poids d'un victoriat.
Qu'il est mal aisé de juger de la valeur des monnoyes de billon.
Que le dernier miliaresion estoit le centenionalis nummus, contre
l'opinion de monsieur de Saumaise. Que les médalles d'argent
fin ont esté de fort différent poids au Bas-Empire.
Que les médalles d'argent ont esté quelquesfois affoiblies
ou enforcées de poids, selon les divisions et parties tant
du denier que du miliaresion. De la division du denier en unze cent
cinquante-deux parties. Que les médalles grecques d'argent
sont de plus grand poids que les romaines |
| Chapitre
XXVI |
Des
médalles de cuivre, et premièrement des médallons
et grosses médalles. Que les grandes médalles estoient
les sesterces de cuivre du poids d'une once. De la division et grosseur
des monnoyes de cuivre en divers temps. Quelles sont les médalles
moyennes et celles qu'on a appellé petites. Que les petites
médalles de cuivre ne sont pas si communes au Haut-Empire que
les grandes et tout le contraire au Bas-Empire. Quel a esté
le dernier quadrans de l'Evangile |
| Chapitre
XXVII |
Autre
division de l'once selon Campanus. Composition de la quarte et de
la quinte, tant selon les anciens que les modernes musiciens ; pourquoy
les modernes n'ont suivy la division des anciens. Qu'il ne faut rien
changer au commentaire de Campanus, contre l'opinion de Massarius
; que Campanus parle en cet endroit de la division de l'once en petits
poids et non pas en petites pièces de monnoyes |
| Chapitre
XXVIII |
Qu'on
peut parvenir à la cognoissance de la livre antique par celle
du pied antique, et comment. Que sa juste mesure ne peut estre imprimée
sur le papier ; que tous ceux qui l'ont voulu entreprendre y ont failly
; énumération de ceux qui l'ont entrepris. Que les poids
de Pætus n'estoient pas justes, qu'il devoit s'arrester aux
pieds colotian et statilian, et pourquoy. Que les poids s'estallonnent
sur le fort. Pourquoy la livre de Rome d'aujourd'huy est de plus grands
poids que l'antique |
| Chapitre
XXIX |
Raisons
pour lesquelles la livre de Pætus ne peut estre juste ; que
la romaine n'est pas si juste que la balance. Comment Pætus
s'est abusé au poids de la livre antique. Autres erreurs de
Pætus à prendre ses mesures. Que la mesure du pied antique,
prise sur la colonne de Porphyre, mentionnée par Philander,
est trop grande |
| Chapitre
XXX |
Que
le pied antique de Vilalpandus ne peut estre juste, et pourquoy. Qu'Alchazar
s'est trompé, ayant suivy en ce subjet Vilalpandus. Que les
pieds de Snellius, de Budée et de Serlio sont encore plus fautifs
que celuy de Vilalpandus. Que Joseph Scaliger s'est plus trompé
sur ce subjet qu'aucun autre. Enumération de ceux qui se sont
arrestez au pied colotian. Que l'autheur a fait venir exprès
de Rome et graver sur une règle de cuivre la juste mesure du
pied antique ; que ceste mesure est pareille à celle du pied
colotian. Espreuve du poids de l'eau commune en une [sic] cube de
la quatriesme partie du pied susdit |
| Chapitre
XXXI |
Qu'il
faut que les angles du vaisseau cubique soient bien droits et le vaisseau
remply comme il appartient. Pourquoy la romaine ne peut estre si seure
que la balance. Enumération de beaucoup de condition[s] requises
en une balance auparavant de s'asseurer si elle est juste |
| Chapitre
XXXII |
Les
causes qui ont fait errer Vilalpandus au poids de son congius. Que
c'est que balance à fléau allant et venant |
| Chapitre
XXXIII |
Autres
conditions requises, tant pour une balance que pour une pesée
juste du tresbuchet à essay. De la façon de peser dans
l'eau ; que par moyen on peut recognoistre quelque[s] fois si une
médalle est moulée et combien il peut y avoir d'argent
en une monnoye d'or et de cuivre dans une monnoye d'argent, sans altérer
en aucune sorte la pièce ny en rien oster |
| Chapitre
XXXIV |
Diverses
opinions sur le poids des eaues communes ; espreuve erronée
de Snellius sur ce subjet. Que la différence de poids entre
les eaues communes est presque insensible |
| Chapitre
XXXV |
Explication
d'un lieu très difficile, tiré du livre second d'Athenée,
concernant le poids de l'eau du mont Pangæus. Que la version
ancienne de ce passage est meilleure que celle de Dalechamp. Erreur
de Dalechamp, tant en la version de ce texte qu'en l'interprétation
du mot ,
comme aussi de Casaubon pour n'avoir remarqué les fautes de
Dalechamp sur ce passage |
| Chapitre
XXXVI |
Répétition
sommaire de tout ce qu'il faut observer pour trouver le poids de la
livre antique par le moyen d'un cube fait sur la mesure du pied antique.
Causes principales de l'erreur de Vilalpandus. Qu'Alchazar s'est trompé
d'avoir escrit que Pætus assista à la pesée que
fit Vilalpandus |
| Chapitre
XXXVII |
Que
Pætus, Mariana et Covarruvias ont approché de plus près
qu'aucuns autres le poids de la livre romaine antique. Qu'on a mal
réduit en Espagne la livre des apothicaires à celle
de tout le royaume. Quel est le poids de la livre de médecine
en France |
| Chapitre
XXXVIII |
De
la livre antique, tant pondérale que mensurale. De l'hémine
ou cotyle romaine et de l'Attique. Du sextarius. Que la livre mensurale
pesoit une sixiesme partie moins que la pondérale |
| Chapitre
XXXIX |
Preuves
de tout ce qui a esté dit au chapitre précédent |
| Chapitre
XL |
Erreur
de Vilalpandus insupportable d'avoir osé escrire que Galien
s'estoit trompé en la cognoissance de la cotyle, et d'avoir
ignoré comme il falloit accorder Heras avec Heraclides. Que
c'est Vilalpandus qui s'est grandement trompé luy-mesme, et
comment. Toutesfois qu'il est aucunement excusable en ce subjet, et
pourquoy |
| Chapitre
XLI |
Que
les cotyles et autres semblables mesures de liqueurs pouvoient estre
de mesme poids et de mesme nom, quoy qu'elles fussent de différentes
grandeurs. Preuves de ce que dessus. De quelq poids estoient les six
livres de sang que Galien dit avoir tiré quelquesfois en une
seule saignée |
| Quatrième
partie |
Du
prix à présent des médalles antiques |
| Chapitre
I |
Que
la cognoissance des médalles consiste principalement en trois
choses ; qu'il ne sera traité en ceste dernière partie
que de la troisiesme sorte de ceste cognoissance, pourquoy, et par
quels moyens l'autheur s'y est instruit |
| Chapitre
II |
Raisons
pour lesquelles les médalles sont plus ou moins à estimer |
| Chapitre
III |
Des
médalles antiques : des moyens de les recognoistre, des fourrées,
des contrefaites |
| Chapitre
IV |
De
diverses sortes de médalles modernes et moulées, et
des moyens de les recognoistre |
| Chapitre
V |
Des
médalles faites par bons ou mauvais maistres. Sous quels empereurs
elles se trouvent plus fréquentes ou plus rares |
| Chapitre
VI |
Quelles
sont les médalles bien conservées, découvertes
et entières ; des moyens de les découvrir, nettoyer
et conserver |
| Chapitre
VII |
De
la grandeur et petitesse des médalles de quelque genre de métal
qu'elles soient, du prix et estime qu'on en doit faire. Qu'au cuivre
il y en a de quatre sortes de grandeurs, principalement ès
médalles de l'Empire |
| Chapitre
VIII |
De
la matière des médales antiques et de leur rareté
pour ce subjet |
| Chapitre
IX |
Des
médalles rares ou communes à cause de leur[s] poids |
| Chapitre
X |
Des
médalles rares à cause de leurs testes |
| Chapitre
XI |
Quels
sont les revers rares, spécialement ès médalles
de l'Empire |
| Chapitre
XII |
Des
médalles rares, principalement en l'Empire, à cause
de leurs inscriptions |
| Chapitre
XIII |
Des
médalles plus ou moins rares suivant la diversité des
temps et des pays où elles ont esté fabriquées |
| Chapitre
XIV |
Des
médalles hébraïques |
| Chapitre
XV |
Des
médalles grecques des villes et roy, et quelles sont celles
qui sont les plus rares |
| Chapitre
XVI |
Catalogue,
suivant l'ordre alphabétique, des médalles des rois
qui sont communes. Autre catalogue, aussi alphabétique, de
celles des villes et Républiques qui se recouvrent aisément |
| Chapitre
XVII |
Autre
déclaration de rareté des médalles susdites et
autres y appartenant |
| Chapitre
XVIII |
Division
des médalles latines, et premièrement des consulaires,
et du nombre d'icelles tant en cuivre qu'en argent et en or |
| Chapitre
XIX |
Déclaration,
par ordre alphabétique, de toutes les familles consulaires
de Fulvius Ursinus, et pour quelle raison ceste déclaration
est icy rapportée. Déclaration, par ordre alphabétique,
de toutes les familles consulaires de Fulvius Ursinius. Autre table,
par suite alphabétique, des médalles où les noms
de leurs familles ne se trouvent point, avec l'addition des noms des
familles ausquelles il les faut rapporter |
| Chapitre
XX |
Déclaration
des médalles consulaires rares, rapportées selon l'ordre
des familles |
| Chapitre
XXI |
Des
médalles rares de l'Empire, tant latines que grecques, mais
principalement des latines. Qu'elles sont préférables
aux grecques, qu'elles sont plus copieuses en cuivre qu'en auncun[e]
autre sorte de métal |
| Chapitre
XXII |
Autre
suite de médalles selon les deitez ramassées par Ortelius,
avec la déclaration de celles qui sont rares ou communes |
| Chapitre
XXIII |
Des
médalles gothiques et de leur valeur |